RÉTABLIR LES FAITS

Une certaine confusion demeure pour bien des consommateurs et détaillants lorsqu’il est question de l’expansion de la vente de bière, de vin et de cidre en Ontario. Notre objectif est de déboulonner quelques idées reçues par rapport à la situation actuelle. Nous avons créé ce site Web pour sensibiliser les gens, clarifier les fausses informations et présenter des faits.

Tout d’abord, faisons l’examen du modèle commercial actuel et de ses contraintes.

CE QUE NOUS AVONS AUJOURD’HUI :

  • LCBO: Vous en êtes propriétaires!

    La Régie des alcools de l’Ontario (LCBO) est un organisme du gouvernement de l’Ontario et l’un des plus grands détaillants d’alcool au monde. Les fonds générés par la LCBO, soit 2,12 milliards de dollars en 2018, sont retournés à la population sous forme d’investissements dans les soins de santé, l’éducation et l’infrastructure.

  • The Beer Store: Ils en sont propriétaires!

    The Beer Store est une chaîne privée de 450 succursales qui contrôlent près de 70 % des ventes de bière en Ontario. The Beer Store appartient majoritairement à trois multinationales, qui en ont le contrôle :

    • Molson-Coors Brewing (51 % – Siège social : Denver, Colorado);
    • Labatt-Anheuser-Busch (45 % – Siège social : Louvain, Belgique);
    • Sleeman-Sapporo (4 % – Siège social : Tokyo, Japon)

    Depuis 2015, 30 brasseurs de l’Ontario ont aussi été autorisés à acheter un faible pourcentage des actions de The Beer Store, soit moins de 1 % au total. Les sociétés Molson-Coors et Labatt-Anheuser-Busch sont les actionnaires majoritaires. SEUL The Beer Store est autorisé à vendre des caisses de 12 ou de 24 bières dans ses marchés locaux.

  • Autres détaillants privés

    Les boutiques hors taxes privées sont autorisées à vendre de l’alcool dans 15 aéroports et postes frontaliers terrestres de l’Ontario.

    Plus de 350 épiceries privées de l’Ontario vendent actuellement de l’alcool. Elles achètent leurs produits par l’entremise de la LCBO.

    Le programme des magasins-agences de la LCBO permet à plus de 200 détaillants privés, en général une épicerie, un magasin général, une station-service ou une entreprise de services touristiques, d’ajouter de l’alcool à la liste de marchandises qu’ils vendent dans les régions de la province où il n’y a pas de succursales de la LCBO. Ce programme a été établi en 1962 pour donner aux résidents des régions rurales et éloignées de l’Ontario accès à des produits vendus par la LCBO.

  • Producteurs de vin, de bière, de cidre et de spiritueux artisanaux de l’Ontario / Magasins de détail externes d’un établissement vinicole

    Producteurs de vin, de bière, de cidre et de spiritueux artisanaux de l’Ontario : Des centaines d’établissements vinicoles, de brasseurs et de distillateurs indépendants de l’Ontario produisent des boissons qui sont parmi les meilleures au monde. Selon les règles actuelles, ces producteurs locaux peuvent exploiter un magasin sur leurs lieux de fabrication. Pour le reste, ils dépendent de la LCBO, de The Beer Store et d’un nombre limité d’épiceries autorisées pour la vente de leurs produits.

    Magasins de détail externes d’un établissement vinicole : Certains des grands établissements vinicoles de l’Ontario exploitent des magasins de détail qui peuvent être situés n’importe où en Ontario. Ces magasins vendent principalement le vin de l’Ontario produit par le propriétaire

  • CAJO : Surveillance de la sécurité et de l’application des règlements

    La Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (CAJO) est un organisme provincial chargé de veiller à l’application des règles entourant la production, la vente au détail et la vente d’alcool en vertu de permis. La CAJO travaille depuis longtemps avec les entreprises privées (épiceries, magasins de fabricants, restaurants et bars) pour assurer la vente responsable d’alcool.

FAIT ou FICTION

Fiction

The Beer Store appartient au gouvernement de l’Ontario.

Fait

The Beer Store appartient à trois grands brasseurs multinationaux : Molson Coors (établi au Colorado – 51 %), Labatt Brewing Company (établi en Belgique – 45 %) et Sleeman Breweries (établi au Japon – 4 %). Un certain nombre de brasseurs de l’Ontario possèdent moins de 1 %.

Fiction

Plus de 7 000 emplois risquent d’être perdus si The Beer Store ferme ses portes en Ontario.

Fait

L’Ontario rattrape le reste du Canada. Ces nouveaux changements permettront à un plus grand nombre d’entreprises de vendre et de distribuer de l’alcool. On s’attend à ce que cette initiative crée de nouveaux emplois à long terme. Le Conseil canadien du commerce de détail estime que l’élargissement du marché de la vente de bière et de vin pourrait créer jusqu’à 9 100 nouveaux emplois dans la province et ajouter 3,5 milliards de dollars par année à l’économie ontarienne*.


*En présumant que le nombre de points de vente au détail par habitant de l’Ontario correspond à la moyenne nationale et que les nouveaux emplacements donnent lieu à des augmentations des ventes similaires à celles qui se sont produites dans les provinces comme la Colombie-Britannique après la libéralisation.

 

Fiction

Le prix de l’alcool augmentera s’il est vendu dans les dépanneurs et les épiceries.

Fait

L’Ontario fait en sorte qu’il soit plus pratique pour vous d’acheter de l’alcool là où vous voulez. Une concurrence accrue exercée dans un plus grand nombre d’endroits aidera les entreprises à se livrer concurrence pour les prix. Il s’agit là d’un principe économique de base.

Selon le Conseil canadien du commerce de détail, le prix de certaines caisses de 24 bières en Ontario est, en moyenne, plus élevé de 8,3 % que dans les épiceries du Québec, si on ne tient pas compte des taxes.

 

 

Fiction

Les nouveaux détaillants ne seront pas en mesure de vérifier l’âge des clients.

Fait

Les magasins-agences et les dépanneurs procèdent à la vérification de l’âge de leurs clients pour des produits dont la vente est limitée en fonction de l’âge (tabac, billets de loterie, alcool) de façon responsable depuis des décennies et les épiceries ont emboîté le pas au cours des dernières années. De nouvelles données démontrent que, dans 96,2 % des cas, les dépanneurs ont réussi à refuser la vente de tabac à des jeunes de moins de 19 ans.

Les propriétaires de petites entreprises de l’Ontario qui assument la responsabilité de la vente d’alcool prennent cette responsabilité au sérieux, et ils subissent de graves conséquences s’ils ne le font pas.

Le gouvernement collaborera étroitement avec la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario pour veiller à ce que les détaillants reçoivent une formation adéquate quant aux règles à suivre, qui englobent les exigences relatives à la vérification de l’âge.

 

Fiction

Un nombre accru de détaillants privés aura un effet négatif sur la santé et la sécurité des communautés.

Fait

La vente et la consommation sécuritaires et responsables d’alcool en Ontario sont et resteront en tête des priorités.

L’Ontario a des règles strictes en place pour la vente d’alcool dans tous les réseaux de vente au détail. Ces règles portent notamment sur l’âge légal minimum de 19 ans, la formation obligatoire du personnel et des prix de détail minimums.

 

Fiction

Les petits brasseurs ne seront plus protégés si l’alcool est vendu dans les dépanneurs et les épiceries. Le modèle actuel établit des règles du jeu équitables pour les petits producteurs.

Fait

À l’heure actuelle, trois grands brasseurs multinationaux, Molson-Coors, Labatt et Sleeman, contrôlent la façon dont la bière est vendue en Ontario. Cela avantage injustement ces grandes sociétés au détriment des propriétaires de petites entreprises et des petits producteurs ontariens.

L’association Ontario Craft Brewers indique que ce sont les épiceries qui ont la plus grande part du marché de la bière artisanale en Ontario. Un plus grand nombre de détaillants privés donnerait aux petits brasseurs ontariens plus de possibilités de présenter leurs produits.

 

Fiction

Il y a déjà suffisamment d’endroits où les consommateurs peuvent acheter de l’alcool.

Fait

L’Ontario a la plus faible densité de points de vente au détail d’alcool au Canada. Par exemple, le Québec compte plus de 8 000 magasins, comparativement à l’Ontario qui en a moins de 3 000.

Dans son récent budget, le gouvernement a indiqué que plus de 33 000 consommateurs et entreprises ont fait part de leurs idées au sujet de l’accroissement du choix et de la commodité. Les consommateurs veulent plus de choix et de commodité lorsqu’ils achètent de l’alcool. En fait, lorsqu’on a demandé à la population de l’Ontario quels changements devraient être apportés dans les magasins qui vendent de l’alcool, 42 % des personnes interrogées ont indiqué qu’elles aimeraient avoir davantage la possibilité d’acheter de l’alcool lorsqu’elles font d’autres achats.

 

Fiction

La réévaluation du contrat conclu avec The Beer Store coûtera jusqu’à 1 milliard de dollars en dommages aux contribuables.

Fait

Soyons bien clairs. Le contrat que la province a conclu avec The Beer Store ne précise aucune amende en cas de résiliation anticipée ou de non-respect de conditions.

La province est actuellement en discussions avec les personnes intéressées du secteur de l’alcool dans le cadre de sa révision du secteur. Ces discussions visent à en arriver à un cadre acceptable par les deux parties afin d’accroître le choix et la commodité pour les clients.